En 2007, j’ai cherché à Constantine les traces de mes origines
paternelles séfarades. J’y ai réalisé un premier film poétique,
Qacentina, à la mémoire de mon grand- père, Jonathan Elbaz, et le
triptyque L’Île fantastique. Depuis, au fil de mes séjours, j’ai
accumulé un matériau photographique mémoriel.
C’est la réinterprétation de ce matériau laissé en suspens et de mes archives familiales qui inspire aujourd’hui cette scénographie articulée entre installations et photographies.
De l’impérieux besoin d’enchantement à l’évidence du désenchantement, ce parcours pose la question du rapport au réel, à la mémoire, à l’Histoire... et de leur juste mise à distance.
J’ai pu faire ce voyage, mais je n’ai pu trouver la tombe de mon grand-père, Jonathan. J’ai questionné les femmes de ma famille paternelle, mais j’ai aussi demandé un droit de passage aux morts du cimetière de Constantine, dont les om
C’est la réinterprétation de ce matériau laissé en suspens et de mes archives familiales qui inspire aujourd’hui cette scénographie articulée entre installations et photographies.
De l’impérieux besoin d’enchantement à l’évidence du désenchantement, ce parcours pose la question du rapport au réel, à la mémoire, à l’Histoire... et de leur juste mise à distance.
J’ai pu faire ce voyage, mais je n’ai pu trouver la tombe de mon grand-père, Jonathan. J’ai questionné les femmes de ma famille paternelle, mais j’ai aussi demandé un droit de passage aux morts du cimetière de Constantine, dont les om
bres se mêlent à celles des
vivants.
Dans Qacentina (nom arabe de Constantine), j’ai rêvé un dialogue avec un mort, dans une ville enchantée où tout m’était à la fois étrange et familier. La dimension imaginaire originelle s’est rapidement effacée au profit d’une vue frontale sur l’Algérie d’aujourd’hui.
Au terme de ce voyage, j’ai compris le silence des ruines, car si les hommes meurent, les lieux restent...
Sophie Elbaz
Dans Qacentina (nom arabe de Constantine), j’ai rêvé un dialogue avec un mort, dans une ville enchantée où tout m’était à la fois étrange et familier. La dimension imaginaire originelle s’est rapidement effacée au profit d’une vue frontale sur l’Algérie d’aujourd’hui.
Au terme de ce voyage, j’ai compris le silence des ruines, car si les hommes meurent, les lieux restent...
Sophie Elbaz
28 septembre 2012 - 27 janvier 2013
Musée d’Art et d’Histoire du Judaïsme
71, rue du Temple, 3e.www.mahj.org
Tel.: +33 1 53 01 86 53
Métro : Rambuteau ou Hôtel-de-Ville
Du lundi au vendredi : 11 h – 18 h
Nocturne le mercredi : jusqu’à 21 h
Dimanche : 10 h – 18 h
PT : 5 € / TR : 3 €

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